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Tomi s'affiche en version pub
C’est par la publicité que Tomi Ungerer est entré dans la carrière.
Une relation amour-haine sur laquelle reviennent les Musées de Strasbourg, le temps d’une exposition, en privilégiant, mais sans s’y restreindre, le support de l’affiche.
  
 
cahiers-corona.jpg
  

Drôle et souvent impertinent, parfois même trop au goût de certains annonceurs,ll le reconnaît bien volontiers, dans un éclat de rire nostalgique.

Quand il était aux Arts déco de Strasbourg, en 1953/1954, Tomi n’était pas un modèle d’assiduité.    « J’étais trop occupé à sillonner la ville pour trouver des contrats, des petits boulots. J’allais proposer mes services dans les magasins, je faisais des affiches pour les bals des étudiants… », se rappelle-t-il. Avant de reconnaître sa dette envers l’école strasbourgeoise : « J’y ai tout de même appris les techniques du graphisme, de la calligraphie… Tout cela m’a bien servi par la suite. »

Mais le jeune Tomi ne tardera pas à apporter au métier ses propres ficelles. « Mon truc, dès le début, quand je travaillais sur un projet d’affiche, explique-t-il,  c’était de regarder mon dessin avec des jumelles, mais en les utilisant à l’envers, pour projeter l’image au loin et voir l’effet qu’elle pouvait produire sur le passant. »

Un peu de piston et beaucoup d’imagination

Avant d’exploser littéralement dans l’édition pour enfants ou le dessin satirique, on oublie que Tomi a démarré par la publicité et donc par l’affiche. 
« C’est finalement une facette moins connue de son travail, alors même que Tomi, à New York, deviendra une grande signature de la publicité durant les années 60 et que ses affiches seront diffusées dans la ville, dans le métro… », observe Thérèse Willer.
Conservatrice du musée Ungerer, elle consacre une exposition au « Tomi affichiste », réunissant quelque 120 affiches, projets et dessins préparatoires puisés dans les propres collections de l’institution.

Un parcours de près de six décennies qui démarre en 1954 avec une pub pour les cahiers Corona. Un écolier, au piquet, tête coiffée d’un bonnet d’âne, ne peut s’en prendre qu’à lui-même de ne pas avoir fait le bon choix .
« Il n’avait pas un cahier Corona », proclame l’affiche. « Une commande que j’avais eue un peu par piston », confesse aujourd’hui Tomi.
Mais de piston, il ne sera absolument pas question quand il se rendra deux ans plus tard aux États-Unis. « On lui a confié assez rapidement de grandes campagnes publicitaires », 
indique Thérèse Willer. Grand manitou de la publicité à New York, Walter Thompson le fait travailler sur les machines à calculer Burroughs.
 Il est tellement satisfait du résultat qu’il parle à son antenne parisienne de ce petit Frenchie très doué. Celle-ci le contacte à son tour et lui demande d’assurer, en un étonnant ricochet transatlantique, la promotion des fameux biscuits Lu en France.

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Ce seront pour Tomi des années fastes. Conservant son indépendance, refusant de rejoindre de grandes agences, il décroche de gros contrats, notamment pour le New York Times
 ou le journal The Village Voice dont le slogan, Expect the unexpected (Attendez-vous à l’inattendu)
marquera les esprits. « Il s’agissait d’un projet refusé par la loterie, la New York State Lottery, 
que l’équipe du Village Voice, séduite par la formule, a repris à son compte », précise Thérèse Willer.
1 000  C’est environ le nombre d’affiches dont dispose le musée Tomi Ungerer. On estime que ce fonds couvre la totalité de l’activité affichiste de l’artiste strasbourgeois.

L’exposition alterne réalisations et projets refusés. Car marqué aux sceaux de l’humour, du british nonsense et de l’impertinence, voire de la provocation, le style de Tomi fit grincer quelques dents. 
Même une salle de spectacles comme The Electric Circus, haut lieu de la culture alternative des sixties, refusera des dessins susceptibles de heurter certaines sensibilités…
Lorsque Tomi décide de quitter New York pour s’établir en Nouvelle-Écosse, il entend clore une activité professionnelle qui ne lui convient plus. 
« J’en avais assez du milieu de la publicité, de la compétition, de la pression… Je voulais passer à autre chose », explique-t-il.

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Le sentiment d’une grande perte

C’était sans compter l’opiniâtreté d’un grand publicitaire allemand : Robert Pütz. Celui-ci effectue le déplacement de Cologne au Canada pour convaincre Tomi de travailler avec lui. 
L’artiste, qui dans un premier temps refuse même de le rencontrer, finit par accepter. Une collaboration, faite de confiance mutuelle, débute ainsi en 1975 sur plusieurs années.
Si la publicité tend ensuite à se mettre en veilleuse, Tomi ne l’abandonnera pas pour autant. Elle se recentrera, dans la période 1990/2000, en France. 
L’accrochage met l’accent sur les commandes réalisées par Électricité de Strasbourg et la façon dont Tomi s’approprie la figure de la cathédrale, allant jusqu’à faire décoller sa tour en appuyant sur un bouton.

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Méconnu, sinon snobé par la critique, le travail publicitaire de Tomi n’en est pas moins traversé par cette fraîcheur satirique, cet humour grinçant, cette propension à projeter de l’absurde sur le quotidien 
caractéristique de l’ensemble de son œuvre. « Un affichiste comme Savignac lui avait montré la voie », résume Thérèse Willer.
L’importance qu’avait pu occuper Tomi dans le New York publicitaire des sixties, c’est Bob Cox, un grand patron, qui l’exprime le mieux. Évoquant la décision irrévocable de quitter Big Apple, prise par l’artiste alsacien, 
Il parlera alors « du sentiment d’une grande perte ».

SERGE HARTMANN DNA:15/07/2018 à 11:20


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