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Il est l’un des plus prestigieux titres de la presse internationale : le New York Times a été séduit par les jeunes illustrateurs formés à Strasbourg au point que nombre de ces derniers ont publié dans ses colonnes. Une exposition, au musée Ungerer, témoigne de la complicité qui s’est nouée entre le journal américain et la Haute École des Arts du Rhin.
 
Cela avait tout de même fini par l’intriguer. Directrice artistique des pages “Opinion” du New York Times, rubrique très gourmande en illustrations, Alexandra Zsigmond se demandait pourquoi les auteurs français qui la séduisaient tant par leur travail étaient le plus souvent passés par la case Strasbourg.
 
La jeune illustratrice Marion Fayolle, elle-même formée dans la capitale alsacienne, lui fournira l’explication : une école, les Arts Déco, devenus en 2011 la Haute École des Arts du Rhin (HEAR), avait su se placer au sommet de l’enseignement de l’illustration en France.
 
La reconnaissance du travail d’un atelier
 
Curieuse, Alexandra Zsigmond a voulu en savoir plus. La découverte de la revue Nyctalope , réalisée par des étudiants de la HEAR, la convainc encore davantage des énormes ressources à Strasbourg. Elle prend contact avec Guillaume Dégé, enseignant de l’atelier “Illustration” de la HEAR et de l’école des Arts décoratifs à Paris.
 
« Quand tu as le New York Times au bout du fil, cela te fait une drôle d’impression », confie aujourd’hui Guillaume Dégé, avec un peu de fierté dans la voix. « Ce que je trouve très gratifiant dans cette histoire, c’est que l’intérêt ne porte pas sur un seul artiste. On ne retrouve pas le schéma d’un Tomi Ungerer qui quitte les Arts Déco pour faire la carrière que l’on sait à New York. Il ne s’agit pas d’un destin individuel mais d’une réussite collective, de la reconnaissance de la qualité d’un atelier, d’une école », poursuit l’enseignant.
 
En mars 2014, un workshop naîtra de cette prise de contact entre Guillaume Dégé et Alexandra Zsigmond. Les étudiants, dans l’urgence de l’actualité, faisaient des propositions au New York Times. « C’est évidemment très formateur. Il faut sortir tous les jours des idées… », résume Guillaume Dégé qui s’est également rendu à New York pour mieux appréhender la ligne rédactionnelle et artistique du journal.
 
Mais l’histoire n’allait pas s’arrêter là, à la seule logique interne d’un établissement strasbourgeois à la pointe de son enseignement. L’idée était aussi d’ouvrir à l’extérieur ce travail fourni par d’anciens étudiants de la HEAR.
 
« Une vingtaine en une dizaine d’années », évalue Guillaume Chauchat, lui-même ancien élève des Arts Déco et désormais enseignant à la HEAR. Il assure la coordination de l’exposition qu’Alexandra Szigmond et Guillaume Dégé décidèrent de monter à Strasbourg afin de mettre en lumière l’exceptionnelle collaboration entre le prestigieux journal et l’école d’art de la capitale alsacienne – sachant que la même exposition sera reprise à New York cet automne.
 
Ils sont ainsi dix-sept jeunes auteurs passés par les Arts Déco ou la HEAR à se retrouver au musée Ungerer qui s’est associé à l’opération. Aux dessins publiés par le New York Times s’ajoutent des travaux qui contribuent à mieux conaître l’univers des différents illustrateurs. Dont celui de Juliette Etrivert, originaire de Toulouse et restée à Strasbourg après y avoir étudié. « C’est bien sûr très gratifiant d’avoir été publiée dans l’un des plus grands titres de la presse internationale », dit-elle avec un calme sourire. La façon dont elle y a traité le yoga comme moyen de lutter contre le stress est bourrée d’énergie et d’humour.
 
La diversité de sensibilités, de techniques et d’univers caractérise bien le corpus de 120 dessins qu’accueille le musée Ungerer. Pour sa conservatrice, Thérèse Willer, « participer à cette opération était assez évident pour un établissement qui se définit comme un centre international de l’illustration».
 
Très symbolique: le parcours de l’exposition débute avec de grandes affiches publicitaires, issues de la collection du musée et datées des années soixante. Tomi Ungerer y vantait, dans un graphisme d’une grande fraîcheur, la lecture... du New York Times !
 
SERGE HARTMANN
16/01/2016 à 05:00

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