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Bienvenue sur Association internationale des amis de Tomi Ungerer

En attendant Godot

Far Out Isn’t Far Enough

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Le CCI a l’honneur de présenter l’exposition " En attendant" de Tomi Ungerer, célèbre dessinateur et satiriste alsacien qui nous a malheureusement quittés le 8 février dernier.
Installé en Irlande depuis plus de quarante ans, Tomi s’était pleinement investi dans le choix présenté ici de trente-sept récents collages et trois sculptures faisant référence à l’esprit absurde et irrévérencieux de Samuel Beckett et sa pièce "En attendant Godot".

 
Cette saison, nous rendrons un hommage particulier au génial et prolifique artiste à travers une série de documentaires et autres événements en entrée libre :
 
Samedi 18 mai à 19h30, à l’occasion de la Nuit européenne des musées, et mardi 21 mai à 17h : Projections de L’homme sur son île, réalisé par Percy Adlon (2006, VOSTF, 44 mn)
 
Vendredi 24 mai à 13h : Récital « Collages » par la soprano Alice Ungerer, qui interprétera des œuvres de George Crumb, Benjamin Britten, Robert Schumann et Claude Debussy en hommage à son grand-oncle
 
Mercredi 5 juin à 19h30 : Projection de Far Out Isn’t Far Enough, réalisé par Brad Bernstein (2012, VO, 98 mn)
 
Mercredi 26 juin à 19h30 : Projection de Fascinating Fascism, réalisé par Celia Lowenstein    (1996, VOSTF, 52 mn)

Crédit photo : ©stephan_vanfleteren

 

Le dernier billet
Gérard VincentGérard Vincent  -  par Webmaster

Duppigheim : Gérard Vincent, cuisinier et confident de Tomi Ungerer

Gérard Vincent, ancien chef de restaurants alsaciens renommés, était devenu un des confidents de Tomi Ungerer, qu’il avait côtoyé la première fois à l’hôtel Holiday Inn de Strasbourg dans les années 1985/86.

Lors de ses séjours strasbourgeois, l’artiste alsacien allait régulièrement déjeuner ou diner au restaurant où Gérard Vincent officiait comme sous-chef de cuisine. « Quand Tomi était en salle, le maître d’hôtel me faisait signe. Petit à petit, des liens se sont créés, c’était une personne très abordable. C’était un honneur de le servir » se souvient Gérard Vincent.
Les deux hommes se lient d’amitié, Gérard Vincent entre à petit pas dans le cercle familial lors de grandes occasions. « J’ai fait la connaissance de son épouse Yvonne ; je faisais des repas chez eux lorsqu’ils avaient des invités ».

Mais c’est le plus souvent au restaurant de l’hôtel que les deux hommes se rencontraient, Tomi Ungerer allant jusqu’à composer « sa salade » lui-même. « J’ai créé la salade Ungerer selon ses désirs. De la scarole, de l’ail, du parmesan et des craillons de lard, c’était son choix. Tomi n’était pas difficile, il était surtout traditionnel, ce n’était pas quelqu’un qui voulait des grands plats ».

Tomi Ungerer était devenu un habitué des lieux, à tel point que le restaurant allait porter son nom. « C’était le souhait du directeur. Malheureusement, celui-ci est parti et son remplaçant qui ne connaissait pas Tomi, n’a pas donné suite. »

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Dans les années 2005/2006, les liens se sont faits plus forts. Gérard Vincent avait quitté, par confort personnel, le restaurant pour finir sa carrière de cuisinier à l’Epadh d’Illkirch, Tomi Ungerer poursuivait lui ses voyages entre l’Irlande et Strasbourg. « Lorsqu’il rentrait en Alsace, il me téléphonait deux jours avant. Je lui apportai des petits plats, dans « ces petits containers » comme il appelait les boîtes en plastiques d’une certaine marque. »
Il se sent orphelin

Ces dernières années, il avait pris du recul, il ne sortait que rarement. « Je lui rendais régulièrement visite. Vers 17 h, il s’installait dans son canapé, me racontant sa vie, à New-York, en Irlande, au Canada. J’en ai fait un carnet intime, mais ne comptez pas sur moi pour le dévoiler » sourit Gérard Vincent. Un sourire qui s’éteint quand il évoque les souvenirs avec l’artiste, comme si soudain il se rendait compte qu’il n’était plus là.

Gérard Vincent se sent orphelin, lui qui a connu tant de (belles) choses auprès de Tomi. Il venait souvent chez lui à Duppigheim, partageait énormément de choses. « C’était un personnage très humain, quelqu’un de très intelligent. Il avait un regard éclairé sur tout ce qui se passe dans le monde, toujours très juste. Même si on n’était pas toujours d’accord avec lui. »

 

gérard_yvonne.jpgL’amitié n’était pas un vain mot pour Tomi Ungerer. Gérard Vincent et son épouse Monique en attestent. « En octobre dernier, lorsqu’il a été épinglé de la Légion d’honneur, on était invité à l’Elysée. On était surpris de faire partie de ce cercle restreint, mais aussi honoré d’être aux côtés de ses proches pour ce grand moment ». Gérard Vincent referme les nombreux albums souvenirs, ceux qui ont marqué les années passées auprès d’un Tomi, curieux de tout et devenu amateur de bonne cuisine. « Un jour on a fait un koulibiak de saumon aux couleurs de l’Irlande, il aimait le baeckeofe d’escargots, les spâtzles. Souvent, avec Yvonne son épouse, on concoctait ces petits plats » confie l’ex-cuisinier.

L’image de Tomi Ungerer restera gravée à vie dans la famille Vincent. Des anecdotes, Gérard en a à la pelle. Mais certaines resteront consignées secrètement dans son carnet intime.

 par J-M.H le 23/02/2019 à 18:00 | mis à jour 22:04

Publié le 25/03/2019 # 19:16  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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