Calendrier
Association
Tomi Ungerer
Expositions
Musée Tomi Ungerer
Vidéos de Tomi
Toutes ces vidéos proviennent de "YouTube"
Tomiscope

Tomi infos

Ce site dans votre langue

French English Arabic Bulgarian Catalan Chinese (simplified) Chinese (traditional) 
Croatian Czech Danish Dutch Filipino Finnish German 
Greek Hebrew Hindi Indonesian Italian Japanese Korean 
Latvian Lithuanian Norwegian Polish Portuguese Romanian Russian 
Serbian Slovak Slovenian Spanish Swedish Ukrainian Vietnamese 

Plugin TranslatorBox par Dipisoft
Merci à Google Traduction

Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  184771 visiteurs
  4 visiteurs en ligne

  Nombre de membres 57 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Bienvenue sur Association internationale des amis de Tomi Ungerer
Quand Tomi n’était pas encore Tomi
 
Précieusement conservés par sa mère, les dessins d’enfant de Tomi n’avaient jamais été exposés ni même vraiment étudiés. Une exposition est consacrée à ce fonds des Musées de Strasbourg qui éclaire l’imaginaire d’un petit garçon bientôt rattrapé par la guerre mais observait déjà le monde avec humour.
 
Elle fut sa première admiratrice. La première à être convaincue qu’il avait un don pour le dessin, une prédisposition à se saisir de la réalité et à la réinterpréter à sa façon. Tout au long de sa vie, Alice Ungerer, la mère de Tomi, a conservé les dessins de son cadet d’une fratrie de quatre enfants.
 
Et comme tous les garçons et les filles de son âge, Tomi a beaucoup dessiné. Et peut-être même davantage qu’eux. « Quand j’évoque avec lui son enfance, Tomi me dit toujours que le dessin était un refuge. Il n’avait pas vraiment de copains et c’est avec la boîte d’aquarelles de son père, offerte après sa mort par sa mère, que Tomi trouvait le moyen de s’évader », confie Thérèse Willer, conservatrice du musée Ungerer.
 
Un petit garçon sous influences : Hansi, Rabier, Busch, Walt Disney, Dubout…
 
mickey1.jpgDe quoi expliquer la profusion de dessins qui ont traversé le temps – certains d’entre eux ont plus de 80 ans ! « On se situe dans une fourchette de 500 à 600 pièces, dont une grande part avait été récupérée lors du décès de la mère de Tomi, une autre ayant fait l’objet d’une donation dans les années 2000 », poursuit Thérèse Willer.
 
Le fonds n’avait encore jamais fait l’objet d’aucune étude approfondie, d’aucune exposition non plus. Il y avait bien eu l’édition d’un livre consacré au regard d’enfant qu’avait porté Tomi sur la Seconde Guerre mondiale – A la guerre comme à la guerre , publié à La Nuée Bleue en 1991 et qui sera l’un des best-sellers de la maison d’édition strasbourgeoise. « Mais la guerre ne représente qu’une toute petite part de ce que nous avons conservé de l’enfance et de l’adolescence de Tomi », précise encore Thérèse Willer.
 
Ce travail d’inventaire ayant été réalisé, une exposition qui restitue les spécificités de ce fonds a donc été rendue possible. Réunissant quelque 300 dessins, elle vient d’ouvrir ses portes au musée Ungerer et s’accompagnera de la parution non pas d’un catalogue mais d’une véritable monographie consacrée à l’imaginaire graphique de Tomi enfant.
  
Les dessins les plus anciens ont été réalisés en 1935/1936, lorsque Tomi n’avait que quatre ou cinq ans. On ne cherchera pas à déceler les prémices d’un illustrateur de génie dans cette production originelle où le petit garçon s’amuse de Mickey dont il dévore les aventures dans un illustré qu’il partage avec un petit voisin, des cow-boys et des indiens, des chevaliers, des aventures d’explorateurs – grosse impression sur le petit garçon du film Stanley et Livingstone avec Spencer Tracy.
Les 2 derniers billets
Peter Knapp Loth et ses filles  -  par Webmaster
EDITION - Loth et ses filles
Les fulgurances de Peter Knapp
Il a tenu l’affiche printanière du musée Ungerer à Strasbourg : Peter Knapp publie aujourd’hui sa propre vision de l’épisode biblique de Loth et ses filles dans un ouvrage que rythment les mots d’Emmanuel Abela.

Cela avait été un thème fréquemment traité dans la peinture ancienne, thème dont le musée des beaux-arts de Strasbourg possède d’ailleurs un bel exemple sous le pinceau de Simon Vouet.
Près de quatre siècles plus tard, Peter Knapp s’approprie à son tour l’histoire de Loth, neveu d’Abraham, qui après avoir fui Sodome promise à la destruction divine pour son inconduite et avoir perdu sa femme transformée en statue de sel, sera enivré par ses deux filles. Ces dernières, persuadées que plus aucun homme, hors leur père, pourra prolonger leur lignée, commettront, à grand renfort de vin, un double inceste. De ce dernier naîtront les fondateurs des royaumes des Moabites et des Ammonites.
 
Lors de la présentation de son exposition au musée Ungerer, Peter Knapp nous confiait combien il raffolait des épisodes bibliques : « Quand j’étais gamin, on nous les donnait en exemple. Mais si on lit ces textes avec un peu d’attention, on est horrifié par tout ce qu’il s’y passe », déclarait-il, amusé
.
Ce qu’il s’y passe ? C’est justement à ce cortège de malheurs, de populations hostiles, de villes soumises à un déluge de feu, d’une épouse métamorphosée en colonne de sel et de filles provoquant l’inceste après avoir enivré leur père, que Peter Knapp donne forme.
Dans un dessin nerveux, une liberté vive du trait et du lavis, une pulsion sauvage qui ferait écho à l’érotique enivrement de Lot, ici orthographié sans h. Il y a dans la force graphique de Knapp quelque chose qui se nourrirait d’antiques souvenirs conservés dans nos cerveaux reptiliens.
Comme un long poème en prose qui participerait aussi du commentaire de texte, Emmanuel Abela articule sa vision subjective de l’épisode biblique aux images incandescentes et païennes de Peter Knapp.
Des courts extraits de la Genèse font écho à ce déroulement d’un scénario où fulmine la colère divine, s’embrasent les cités impies et s’épousent les corps coupables du père et de ses filles. Emmanuel Abela y apporte des éclairages, soulignant ainsi combien Lot échappe plus à la colère divine par son lien à Abraham que par ses mérites propres. Qu’il couche ensuite avec ses filles après avoir bu abondamment ne plaide pas vraiment en sa force de caractère.
Quant à l’effet procuré par la rencontre de Peter Knapp et de l’histoire de ce pauvre Lot, l’introduction de Wouter van der Veen, par ailleurs grand spécialiste de Van Gogh, en offre une vision à la fois légère et grave. Une incitation à reprendre ce voyage dans ce terrifiant théâtre d’ombres et de chairs, ces fulgurances gaphiques que Peter Knapp déploie avec un immense talent.

Lot et ses filles , de Peter Knapp et Emmanuel Abela, chez Chicmedias Editions, 106 pages, 33 €.

            DNA _Serge Hartmann 01/06/20147

Lire la suite Lire la suite

EDITION - Loth et ses filles
Les fulgurances de Peter Knapp
Il a tenu l’affiche printanière du musée Ungerer à Strasbourg : Peter Knapp publie aujourd’hui sa propre vision de l’épisode biblique de Loth et ses filles dans un ouvrage que rythment les mots d’Emmanuel Abela.

Cela avait été un thème fréquemment traité dans la peinture ancienne, thème dont le musée des beaux-arts de Strasbourg possède d’ailleurs un bel exemple sous le pinceau de Simon Vouet.
Près de quatre siècles plus tard, Peter Knapp s’approprie à son tour l’histoire de Loth, neveu d’Abraham, qui après avoir fui Sodome promise à la destruction divine pour son inconduite et avoir perdu sa femme transformée en statue de sel, sera enivré par ses deux filles. Ces dernières, persuadées que plus aucun homme, hors leur père, pourra prolonger leur lignée, commettront, à grand renfort de vin, un double inceste. De ce dernier naîtront les fondateurs des royaumes des Moabites et des Ammonites.
 
Lors de la présentation de son exposition au musée Ungerer, Peter Knapp nous confiait combien il raffolait des épisodes bibliques : « Quand j’étais gamin, on nous les donnait en exemple. Mais si on lit ces textes avec un peu d’attention, on est horrifié par tout ce qu’il s’y passe », déclarait-il, amusé
.
Ce qu’il s’y passe ? C’est justement à ce cortège de malheurs, de populations hostiles, de villes soumises à un déluge de feu, d’une épouse métamorphosée en colonne de sel et de filles provoquant l’inceste après avoir enivré leur père, que Peter Knapp donne forme.
Dans un dessin nerveux, une liberté vive du trait et du lavis, une pulsion sauvage qui ferait écho à l’érotique enivrement de Lot, ici orthographié sans h. Il y a dans la force graphique de Knapp quelque chose qui se nourrirait d’antiques souvenirs conservés dans nos cerveaux reptiliens.
Comme un long poème en prose qui participerait aussi du commentaire de texte, Emmanuel Abela articule sa vision subjective de l’épisode biblique aux images incandescentes et païennes de Peter Knapp.
Des courts extraits de la Genèse font écho à ce déroulement d’un scénario où fulmine la colère divine, s’embrasent les cités impies et s’épousent les corps coupables du père et de ses filles. Emmanuel Abela y apporte des éclairages, soulignant ainsi combien Lot échappe plus à la colère divine par son lien à Abraham que par ses mérites propres. Qu’il couche ensuite avec ses filles après avoir bu abondamment ne plaide pas vraiment en sa force de caractère.
Quant à l’effet procuré par la rencontre de Peter Knapp et de l’histoire de ce pauvre Lot, l’introduction de Wouter van der Veen, par ailleurs grand spécialiste de Van Gogh, en offre une vision à la fois légère et grave. Une incitation à reprendre ce voyage dans ce terrifiant théâtre d’ombres et de chairs, ces fulgurances gaphiques que Peter Knapp déploie avec un immense talent.

Lot et ses filles , de Peter Knapp et Emmanuel Abela, chez Chicmedias Editions, 106 pages, 33 €.

            DNA _Serge Hartmann 01/06/20147

Fermer Fermer

Publié le 03/06/2017 @ 11:56  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
foyer hautepierre  -  par Webmaster
HAUTEPIERRE - Construction du foyer de jeunes travailleurs Tomi Ungerer : « Un projet antidote »
 
Tomi Ungerer s’est rendu, mercredi, sur le chantier du foyer de jeunes travailleurs qui portera son nom, tout près de l’hôpital de Hautepierre. Il a proposé quelques idées afin que les locataires y vivent ensemble « comme une grande famille
foyer.jpg
 
Rien à redire sur l’architecture de la résidence, signée Christian Biecher, un bloc aux teintes grises percé d’un atrium. « C’est une structure solide, sobre, sans fioritures, pas Schickimicki, comme on dirait en allemand. C’est tout à fait dans mon goût de protestant », s’amuse Tomi Ungerer.
 
À l’invitation d’Antoine Breining et Corinne Bartier, respectivement président et directrice générale de l’association Foyer Notre-Dame, l’artiste a découvert in situ le projet auquel il a accepté de donner son nom.
Sa décision n’a pas souffert d’hésitation. « Cela flatte ma vanité », déclare Tomi, mi-plaisantin, mi-sérieux. Il se reprend et vante le caractère social du futur foyer de jeunes travailleurs, avance ses propres convictions « de gauche » et la nécessité de s’engager : « Si on a du succès dans la vie, on a une dette envers la société. Les auteurs ne sont pas assez engagés, ou alors ils se gâchent dans la politique », juge-t-il.
 
Penché sur les plans et les vues d’architecte du bâtiment, que lui soumet Stéphane Martin, un collaborateur de Christian Biecher, Tomi Ungerer suggère de faire grimper des plantes dans l’atrium, ou encore de se limiter à « deux couleurs maximum » dans les espaces communs. Mais la manière dont va vivre ce foyer de 97 logements l’intéresse davantage que le décor.
 
Issu d’un appel à projets de la communauté urbaine de Strasbourg, le foyer est construit par Logiest, mais il sera géré par l’association Foyer Notre-Dame, qui peut se targuer de plus d’un siècle d’expérience en la matière – dès 1903, son Marienstift situé à l’ombre de la cathédrale accueillait les jeunes filles venues de la campagne pour travailler en ville.
« Accueil, respect, solidarité : ce sont les valeurs fortes que notre association applique avec les jeunes et les réfugiés », énonce Antoine Breining. « Le monde entier pourrait en prendre des leçons », renchérit Tomi Ungerer, qui s’enquiert des moyens mis en œuvre pour favoriser la rencontre : « L’essentiel, c’est que tous ces jeunes locataires puissent se connaître, qu’ils soient comme une grande famille. »
 
Outre la salle de sport, la résidence sera dotée de plusieurs espaces de rencontre, à chaque étage, de quatre grandes terrasses avec tables et chaises, tandis que l’atrium pourra accueillir des événements culturels et conviviaux. Antoine Breining et Corinne Bartier suggèrent une bibliothèque, des rencontres avec des artistes, ou encore la tenue de concerts.
 
Un concierge vivra sur place et deux travailleurs sociaux seront affectés à la résidence. « Il faudrait installer un panneau d’affichage avec les nouvelles du jour et créer une rubrique “anniversaires”, en indiquant nom et étage. Ce serait bien, aussi, d’organiser une fête à chaque départ », suggère Tomi Ungerer, enthousiasmé par cette idée d’un lieu vivant, et non d’un simple dortoir. « Ce serait un projet antidote face au monde », ose-t-il. L’association Foyer Notre-Dame a désormais la responsabilité d’insuffler l’esprit de Tomi dans sa résidence.

Lire la suite Lire la suite

HAUTEPIERRE - Construction du foyer de jeunes travailleurs Tomi Ungerer : « Un projet antidote »
 
Tomi Ungerer s’est rendu, mercredi, sur le chantier du foyer de jeunes travailleurs qui portera son nom, tout près de l’hôpital de Hautepierre. Il a proposé quelques idées afin que les locataires y vivent ensemble « comme une grande famille
foyer.jpg
 
Rien à redire sur l’architecture de la résidence, signée Christian Biecher, un bloc aux teintes grises percé d’un atrium. « C’est une structure solide, sobre, sans fioritures, pas Schickimicki, comme on dirait en allemand. C’est tout à fait dans mon goût de protestant », s’amuse Tomi Ungerer.
 
À l’invitation d’Antoine Breining et Corinne Bartier, respectivement président et directrice générale de l’association Foyer Notre-Dame, l’artiste a découvert in situ le projet auquel il a accepté de donner son nom.
Sa décision n’a pas souffert d’hésitation. « Cela flatte ma vanité », déclare Tomi, mi-plaisantin, mi-sérieux. Il se reprend et vante le caractère social du futur foyer de jeunes travailleurs, avance ses propres convictions « de gauche » et la nécessité de s’engager : « Si on a du succès dans la vie, on a une dette envers la société. Les auteurs ne sont pas assez engagés, ou alors ils se gâchent dans la politique », juge-t-il.
 
Penché sur les plans et les vues d’architecte du bâtiment, que lui soumet Stéphane Martin, un collaborateur de Christian Biecher, Tomi Ungerer suggère de faire grimper des plantes dans l’atrium, ou encore de se limiter à « deux couleurs maximum » dans les espaces communs. Mais la manière dont va vivre ce foyer de 97 logements l’intéresse davantage que le décor.
 
Issu d’un appel à projets de la communauté urbaine de Strasbourg, le foyer est construit par Logiest, mais il sera géré par l’association Foyer Notre-Dame, qui peut se targuer de plus d’un siècle d’expérience en la matière – dès 1903, son Marienstift situé à l’ombre de la cathédrale accueillait les jeunes filles venues de la campagne pour travailler en ville.
« Accueil, respect, solidarité : ce sont les valeurs fortes que notre association applique avec les jeunes et les réfugiés », énonce Antoine Breining. « Le monde entier pourrait en prendre des leçons », renchérit Tomi Ungerer, qui s’enquiert des moyens mis en œuvre pour favoriser la rencontre : « L’essentiel, c’est que tous ces jeunes locataires puissent se connaître, qu’ils soient comme une grande famille. »
 
Outre la salle de sport, la résidence sera dotée de plusieurs espaces de rencontre, à chaque étage, de quatre grandes terrasses avec tables et chaises, tandis que l’atrium pourra accueillir des événements culturels et conviviaux. Antoine Breining et Corinne Bartier suggèrent une bibliothèque, des rencontres avec des artistes, ou encore la tenue de concerts.
 
Un concierge vivra sur place et deux travailleurs sociaux seront affectés à la résidence. « Il faudrait installer un panneau d’affichage avec les nouvelles du jour et créer une rubrique “anniversaires”, en indiquant nom et étage. Ce serait bien, aussi, d’organiser une fête à chaque départ », suggère Tomi Ungerer, enthousiasmé par cette idée d’un lieu vivant, et non d’un simple dortoir. « Ce serait un projet antidote face au monde », ose-t-il. L’association Foyer Notre-Dame a désormais la responsabilité d’insuffler l’esprit de Tomi dans sa résidence.

Fermer Fermer

Publié le 20/04/2017 @ 18:56  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
Vous êtes ici :  Accueil
 
 
. . : : Association Internationale des Amis de Tomi Ungerer : : . .