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En écho à l’exposition Danses macabres installée au Palais Rohan, le musée UngererLa_mort.jpg propose une mise en résonance contemporaine du thème de la Mort et rappelle que les chorégraphies endiablées de la Camarde inspirent toujours autant les artistes.
 Totentanz.jpg
Il n’aura pas fallu chercher très loin le titre de l’exposition. En 1983, Tomi publiait un ouvrage intitulé Rigor mortis dans lequel il s’emparait du thème de la Mort. Plus qu’une réflexion mélancolique sur le caractère inexorable de la finitude humaine, il y avait là prétexte à se livrer à l’un de ses exercices préférés : la satire sociale exercée d’une cinglante façon. À tel point que son éditeur, Diogenes Verlag, pourtant assez souple d’esprit, avait mis son veto sur un certain nombre de dessins, jugés trop durs.
 
Une dizaine de ces inédits est aujourd’hui exhumée au musée Ungerer. Avec plusieurs autres dessins et collages de Tomi, ils servent d’introduction à cette exposition Rigor mortis qui fait écho à la remarquable évocation de la Danse macabre à travers le temps qui se tient actuellement au Palais Rohan.
 
« Il s’agissait de proposer un regard contemporain de ce thème de la Mort, en privilégiant le dessin mais sans s’y restreindre non plus », résume Thérèse Willer, conservatrice du musée Ungerer. Thème dont on sait combien il hante l’œuvre de Tomi, illustrant en cela une culture rhénane dans laquelle la Danse macabre a connu une exceptionnelle faveur.
 
Une culture rhénane qu’incarnait à sa façon Auguste Wackenheim (1925-1998). Professeur de médecine, il fut aussi, en amateur plus qu’éclairé, bibliophile, collectionneur, auteur et dessinateur. On lui doit un D’r Präsident , texte écrit en dialecte en 1995, édité en 1998, accompagné de dessins portés par une vraie fraîcheur graphique.
 
Huit autres artistes, vivant et travaillant pour la plupart dans la région, ont été invités à donner leur vision de la Danse macabre : Antoine Bernhart, Hervé Bonhert, Marie-Amélie Germain, Julien Kuntz, Laurent Impeduglia, Daniel Depoutot, Pascal Poirot et Jakob Kirchmayr.
Ravachole.jpg
Il n’aura pas fallu les bousculer pour se mettre au travail ou proposer de nouvelles pièces à Thérèse Willer, tant la Camarde les fascine.
 
« Les organes sexuels et les os ont toujours été le plat de résistance de ma scopophilie galopante. Déjà morveux du Neuhof, j’étais fasciné par les bagues à têtes de mort exposées aux fêtes foraines », réagit Antoine Bernhart qui voit en elle « une compagne familière et chaleureuse, très rock’n’roll ». Il signe avec Totentanz l’œuvre la plus forte de l’accrochage, vrai coup de boule visuel, interprétation sauvage et terrifique d’une danse aussi macabre qu’érotique.
 
Rigor mortis joue la variété des propositions, qui vont de l’univers concentrationnaire conçu comme un vrai-faux tableau d’art brut par Impeduglia au graphisme énergique d’un Kuntz, voire énervé d’un Depoutot/Poirot (un beau “quatre mains”) ou d’un Bonhert. Le fantastique sombre et inquiétant d’un Kirchmayr répond aux deux frises de crânes (l’une à l’huile, l’autre au fusain) de Marie-Amélie Germain qui tire le thème de la Danse macabre vers la Vanité, faisant du crâne un objet quasi-sculptural – « J’ai été scotchée par ces deux pièces », confie Thérèse Willer.
 
Si, on s’en doute, une certaine gravité parcourt l’accrochage, l’humour n’en est pas absent pour autant. Chez Tomi, bien sûr, mais aussi auprès d’un célèbre aîné : Walt Disney. D’une folle drôlerie, le film d’animation La Danse des squelettes , réalisé en 1929, démontre que, même au plus fort de la crise, la Mort prête à rire.
  
Jusqu’en octobre au musée Ungerer, 2 avenue de la Marseillaise.
Tous les jours, sauf mardi, de 1Oh à 18 h. 03 68 98 51 53.

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