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Tomi for ever , jusqu’au 19 mars 2017
au musée Ungerer, 2 avenue de la Marseillaise à Strasbourg.
Tous les jours sauf le mardi, de 10 h à 18 h.
 
   
Tomi fêté par les siens
 
dessin Willem.jpg
 
Il y a de glorieux aînés, comme Peter Knapp, Quentin Blake ou Plantu, et aussi des petits jeunes, tels Marion Fayolle, Guillaume Chauchat ou Claire Bouilhac : pour les 85 ans de Tomi Ungerer, 85 dessinateurs et illustrateurs, français ou étrangers, rendent hommage à l’artiste strasbourgeois. Une exposition pleine de vie et de saveur qui tisse d’innombrables résonances avec l’œuvre de l’auteur des Trois Brigands.
 
Il n’y a eu aucun refus. « Tous les artistes sollicités ont répondu de bon cœur à notre appel. Quelles que soient les générations, la figure de Tomi a compté et compte encore pour eux d’une manière ou d’une autre », commente Thérèse Willer.
 
Conservatrice en chef du musée Ungerer, elle cosigne avec François Vié, spécialiste de l’illustration et de la BD, cet hommage rendu au dessinateur strasbourgeois à l’occasion de ses 85 ans. Le thème, plutôt bien trouvé, fait écho à celui de l’exposition montée en 2011 pour marquer les 80 ans de l’artiste : on y célébrait alors les “maîtres” de Tomi.
 
« Cette fois-ci, l’idée était de solliciter des dessinateurs pour qui Tomi était une référence. On a commencé à établir chacun notre liste avec François Vié, à comparer, et puis, à un moment donné, l’idée est venue d’elle-même : pourquoi ne pas réunir symboliquement 85 artistes pour célébrer ses 85 ans ? », raconte Thérèse Willer.
 
Ils sont pour la plupart français, mais viennent aussi d’Allemagne, de Suisse, d’Autriche, de Belgique, des Pays-Bas, d’Italie, des États-Unis, d’Israël ou d’Argentine. À travers leurs propositions, c’est toute une géographie de l’imaginaire de Tomi qui se livre en creux.
 
Toutes les facettes d’une œuvre multiforme sont représentées dans ces hommages qui relèvent à la fois du détournement, du regard décalé et de la réinterprétation. Dans ce florilège de citations graphiques, la figure des Trois Brigands et, dans une moindre mesure, celle du Géant de Zeralda, se révèlent particulièrement récurrentes. Mais tant d’autres pistes sont également explorées. Outre l’auteur pour la jeunesse qui manipule si bien les peurs de l’enfance tout en plaidant la tolérance, on y retrouve le dessinateur érotique et sa fascination pour la mécanique des corps, le satiriste au regard féroce, l’adepte du dessin d’observation au trait d’une précision vertigineuse et à la poésie mélancolique.
 
« Que les dessins rendus par les artistes collent si bien à l’univers de Tomi n’est pas un hasard. Nous sommes allés frapper à la porte d’artistes qui entretiennent une connivence avec Tomi, dont certains se réclament d’une influence de sa part », explique Thérèse Willer.
 
Mais faut-il pour autant s’inscrire dans le sillage du dessinateur strasbourgeois pour avoir envie de saluer son œuvre ? « Je n’ai pas de relation ni de liens particuliers avec lui », confie ainsi Frank Margerin, le père du fameux Lucien, rockeur à la banane, qui n’estime pas moins que « Tomi est un grand artiste ».
 
Reste que la plupart des dessinateurs reconnaissent une certaine dette artistique. Loustal signe un dessin qu’on croirait sorti tout droit de Slow Agony , album d’une somptueuse mélancolie Il se souvient encore de l’impact de ce livre sur lui : « J’avais déjà ça en moi. Mais là, je voyais quelqu’un qui l’avait exprimé et mis en forme. »
 
Benjamine de l’exposition, issue de l’école des Arts Déco – près de 60 ans après Tomi ! –, Marion Fayolle, du haut de ses 28 ans, retient surtout l’impression faite par les dessins érotiques de Tomi. Elle se définit elle-même comme « une admiratrice depuis longtemps » de son œuvre. Quant à l’aîné, l’Américain R.O. Blechmann, 86 ans, le dessin qu’il offre à Tomi est touchant. Il se nourrit d’une anecdote, datant des années new-yorkaises de l’artiste strasbourgeois, et qui lie les deux hommes autour d’un jouet commun. C’est aussi au nom d’une solide amitié que des plasticiens comme Jean Remlinger et R.E. Waydelich ont été associés au projet des Musées de Strasbourg.
 
Si la plupart des dessins qui structurent cet hommage sont des prêts, certains se sont transformés depuis en dons purs et simples qui enrichissent les collections du musée Ungerer – Marino Degano, Christian Heinrich, René Noël, Michel Cambon, R.O. Blechmann, Christian Voltz…
 
Leur nombre pourrait d’ailleurs augmenter sensiblement au moment du décrochage de l’exposition. Et contribuer ainsi à conserver la mémoire de la place considérable occupée par Tomi, de son vivant, dans la grande famille du dessin et de l’illustration.
 
SERGE HARTMANN - DNA du 19/11/2016
 
Catalogue édité par Les Arènes, 174 pages, 34,80 €. www.musees.strasbourg.eu
 
Toujours disponible dans les agences DNA (100 pages, 7,50€)  , le numéro hors-série des Saisons d’Alsace, paru en avril 2015, consacré à Tomi : 100 % Tomi Ungerer ou sur www.dna.fr rubrique Boutique.

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